Reconnu
d'utilité publique par les autorités nationales,
le groupement se développe en 1956 avec son propre
budget et obtient ses premières lettres de noblesse
dans toute la France.
Malgré la disparition du Lt colonel CURIE cette même
année et grâce à l'élan donné
par cet homme si dynamique, le groupement continue son extension
sur le chemin tracé. Le
7 octobre 1956 c'est malheureusement le premier accident sur
la Seine.
Le 19 juin 1957 un arrêté du Ministère
de l'Intérieur crée officiellement le Groupement
d'Hélicoptères,
le rattachant à
l'Inspection Générale du Service National
de la Protection Civile.
Les
missions du groupement sont alors de deux ordres :
les missions de secours et de sauvetage et les missions
pouvant intéresser d'autres services du ministère.
Le
groupement s'équipe alors de deux Bell 47 G2 et deux
bases sont aussitôt expérimentées :
l'une à Grenoble, installée le 15 juillet
1956, pour le secours en montagne, l'autre à Lorient,
installée le 25 novembre de la même année,
pour les interventions sur les îles et le secours
en mer.
A
la fin 1957 le Groupement comprend trois bases dont la principale
est Issy-les-Moulineaux et reçoit un échelon technique
de maintenance aéronautique.
En 1958 les premiers SE 3160 ALOUETTE II sont achetés
par le groupement.
D'autres bases sont alors crées.
Un Agusta Bell 47 J2, en remplacement d'un
Bell 47 G2 accidenté équipe la base détachement
de Quimper.
En 1962 l'Alouette II voit arriver sa grande sœur, l'Alouette
III (un appareil spécialement conçu pour les
missions de sauvetage en montagne).
Le Groupement d'Hélicoptères devient Groupement
aérien en 1964, suite à la mise en service d'avions
bombardiers d'eau.
En
1971 les BELL 47 tirent leur révérence. En 1976 les appareils reçoivent
les marques de la SECURITE CIVILE suite
à larestructuration
de laProtection
Civile.
C'est
au cours des années 82 et 83 que les DAUPHIN
viennent renforcer le parc aérien et arment les bases
maritimes pour les opérations en mer.
C'est le premier appareil bi-turbines doté d'une capacité
de vol aux instruments (IFR monopilote).
Suivent en 1986 les ECUREUIL
AS 350 B1 spécialisés dans la lutte
contre les feux de forêts. C'est la naissance
des HBE (Hélicoptères Bombardiers d'Eau).
En 1986, l'organisation du Groupement Aérien
est modifiée par la création d'une base
d'avions et d'un Groupement d'Hélicoptères
de la Sécurité Civile.
Des
ECUREUIL AS 350 B2 sont
réceptionnés en 1990 pour renforcer la flotte
des HBE.
En 1991, les aéronefs de la Sécurité Civile,
Base Avions et le nouveau Groupement d'Hélicoptères
sont regroupés au sein du Groupement de Moyens Aériens
de la Sécurité Civile (GMA). Lors
de sa délocalisation sur Nîmes Garons en 1997,
le Groupement d'Hélicoptères restructure son échelon
central et ses ateliers. Il est en outre créé
un centre d'instruction dans la perspective du renouvellement
de sa flotte.
En
fin d'année 1999, une expérimentation est menée
sur l'utilisation de jumelles de vision nocturne dans le cadre
d'emploi des hélicoptères du Groupement. La
formation des équipages débute dès l'année
2000 sur Ecureuil kité JVN. Elle est dispensée
par des formateurs JVN du Groupement sur la base ALAT du Luc-en
provence.
En
mai 2001 c'est l'arrivée des 2 premiers
EC 145 (BK 117 C 2) à l'Echelon Central
du Groupement d'Hélicoptères (Nîmes).
Ils sont destinés à la formation du personnel
en vue du renouvellement complet de la flotte d'ici 2005.
Sur ces 2 appareils, 540 heures de vol ont été
effectuées en 2001 au profit du Centre d'instruction.
Le
24 avril 2002, avec la livraison du premier EC 145 au standard opérationnel,
le Groupement d'Hélicoptères se dote d'un outil performant
et de toute nouvelle génération.
Cet appareil entrera en service dans les bases à raison de
10 appareils au cours des années 2002 et 2003 puis 7 à
5 appareils au cours des années 2004 et 2005.
En 2006 toutes les bases sont opérationnelles sur BK 117 C2.
Pourquoi Dragon ?
"Dragon" est l'indicatif
opérationnel radiophonique de tous les hélicoptères
du GHSC. Pour les distinguer on ajoute à cet indicatif le
nombre correspondant au département où est implantée
leur base d'affectation.